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Tropico, Coco.

Voilà déjà 6 ans, que j’ai quitté les bancs de l’école. 6 ans que je progresse dans ma petite vie d’infirmier. De par ma fonction d’infirmier intérimaire, j’ai pu voir de nombreux établissements de santé, de nombreux services hospitaliers, gouter à de nombreuses spécialités. Et pourtant, jamais l’idée de me lancer plus à fond dans une spécialité ne m’a titillé l’esprit. Retourner à l’école ne m’enchante guère, les études n’ont jamais été ma grande passion, ça, ce n’est pas un scoop ! Je ne finirais probablement pas infirmier anesthésiste, ni urgentiste. Rien de grave.
Je le dis souvent, ma spécialisation à moi, c’est en quelque sorte ma polyvalence et mon adaptation. Celles qui me permettent de passer du jour au lendemain d’un service de pédiatrie à un service de greffés avec une certaine assurance, sans remettre en question tout le fondement de mes connaissances et de mon expérience.

Pourtant, au cours de mes derniers voyages à Madagascar, j’ai pu constater à quel point il me manquait un bagage indispensable, pour mener à bien ces petits projets à l’étranger. Des connaissances, de la pratique, mais aussi certains liens essentiels pour comprendre la médecine et les pathologies de là bas. Les problématiques y sont toutes autres, les solutions (quand il y’en a) aussi. En imaginant un futur idéal le plus à l’écart possible de l’hôpital, et je l’espère, de plus en plus proche du « terrain », il me faudra tôt ou tard pallier à ce manque de connaissances.

Le projet a donc muri doucement dans ma petite tête, et l’idée d’envisager de faire un petit break professionnel pour m’accorder une formation, est devenue de plus en plus concrète.

Pour cela, une école francophone se démarque par la qualité de sa formation et de ses intervenants, il s’agit de l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers. Une formation post-Bachelors, ouverte aussi bien aux paramédicaux qu’aux médecins. Et ils ont été nombreux les collègues rencontrés ces 6 dernières années, à me recommander avec le plus grand des enthousiasmes, l’IMT d’Anvers. Alors début mars, date de l’ouverture des dépôts de candidature, j’ai donc envoyé mon dossier. Sachant que cette formation est très prisée et organisée qu’une fois par an, pour une vingtaine de participants seulement, autant dire que rien n’était joué d’avance.

N’était ? Oui, n’était. La nouvelle est tombée cette semaine, et elle est plutôt bonne ! Mon dossier a été sélectionné pour participer à la session 2014 de la formation en médecine tropicale. La « tropico ». C’est ainsi qu’on appelle la discipline dans le jargon. M’y voilà enfin. Une spécialité qui n’en ai pas vraiment une, qui consiste à étudier les pathologies qu’on ne trouve en théorie pas chez nous. Paludisme, malnutrition, épidémies, médecine humanitaire, mais aussi les conseils aux voyageurs avant leurs départs dans les pays plus ou moins à risque. Un nouveau monde que je me réjouis de découvrir, ou plutôt, d’approfondir.

Me voilà donc lancé vers un nouvel objectif, celui de compléter mon bagage. Le programme sera riche et complet, allant de l’approfondissement des pathologies et de la biologie tropicale, l’organisation sanitaire en période de crise, la supervision du personnel soignant… Mais aussi un gros volet « pratique » : examens cliniques, réanimation néo-natal, examens biologiques… Bref une formation riche, intéressante et concrète, réalisée par des professionnels qui connaissent bien les réalités du terrain, qui devrait m’apporter des connaissances et une pratique, indispensables pour mes projets futurs.

2014, c’est confirmé, je retourne sur les bancs de l’école, direction la Belgique. Une formation de 4 mois qui débutera début mars. 4 mois immergé chez nos voisins belges, et rien que ça, ça m’enthousiasme déjà ! Faire un break, ranger la blouse, faire de nouvelles rencontres, voir de nouvelles têtes, et partager cette effervescence tropicale avec des gens de tout horizon, professionnels et géographiques. Ca va faire du bien, c’est évident !

Belgique, j’arrive !

Yep !

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